Association des lauréats de l'institut supérieur de commerce
et d'administration des entreprises Casablanca et Régions

Associations Régionales des lauréats de l'ISCAE
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Une aventure passionnante, SI L'ISCAE M'ÉTAIT CONTÉ...

Il est des histoires qui transcendent les hommes qui en sont les initiateurs.
Celle de l’Institut Supérieur de Commerce et d’Administration des Entreprises (ISCAE) en fait partie. Une véritable " success story” qui fait la fierté de tous ceux qui y ont participé de près ou de loin.

Qui aurait pensé, à l’exception de son fondateur et père spirituel Feu S.M. Le Roi HASSAN II que Dieu L’ait en Sa Sainte Miséricorde, que l’ISCAE deviendrait l’un des fleurons de l’enseignement supérieur?
Du génie d’un Roi visionnaire qui, grâce à Son appui permanent, a su donner à l’établissement tout son prestige, de l’abnégation et la fougue d’un groupe de jeunes enseignants marocains, est né un institut qui est devenu, aujourd’hui, une INSTITUTION dans le paysage marocain.
Créé en 1971, l’ISCAE avait pour vocation première la formation de gestionnaires polyvalents dont avaient besoin les entreprises marocaines. En trente années d’existence, non seulement l’ISCAE continue à réaliser sa mission principale, mais il a élargi son cadre d’intervention pour répondre, chaque fois, aux attentes du système économique et social.
À cette époque, Feu Sa Majesté HASSAN II voulait lancer ce cycle afin de répondre aux besoins des entreprises en matière de cadres supérieurs formés en gestion et en management, au moment où le processus de marocanisation était lancé de manière irréversible et la plupart des coopérants commençaient à partir.

Un projet avant-gardiste

Aujourd’hui, l’image et la notoriété de l’ISCAE n’ont jamais été si grandes.
Les résultats sont là pour démontrer à quel point la différence peut provoquer le débat et partant être un élément bénéfique dans la vie d'une institution. Grâce à tous ses hommes, l’ISCAE est considéré comme un modèle de réussite et de professionnalisme.
Le label ISCAE est connu et reconnu. C’est là une des plus grandes satisfactions que tout le monde peut ressentir même ceux qui, à un moment, ont montré le plus de résistances aux changements.
"S’il faut attribuer le mérite de la création de l’ISCAE à quelqu’un, j’estime qu’il faut l’attribuer à Feu S.M. HASSAN II", nous dit Azeddine GUESSOUS, ancien Ministre du Commerce. Un avis que toute la communauté "iscaiste" partage.
Fin 1971, Feu S.M. Le Roi HASSAN II lance un ambitieux programme de réformes à tous les niveaux. Nous sommes en pleine période de marocanisation du secteur tertiaire, un nouveau code de l’investissement voit le jour et plusieurs actions sont menées afin de donner un coup de fouet à l’économie marocaine. On commençait à réfléchir activement à la mise en place de nouvelles méthodes de formation. Il fallait trouver une passerelle entre l’université et l’environnement socio-économique. L’enseignement de disciplines telles que la gestion d’entreprise, la finance, l’organisation ou encore le marketing, était encore quasiment méconnu au Maroc. L’ISCAE avait pour mission dès le départ de combler ce vide.
L'idée de la création d'un institut spécialisé dans l'enseignement de disciplines relativement nouvelles allait bouleverser les méthodes pédagogiques adoptées par l'université marocaine. De ce fait, le projet allait surprendre les personnes par trop attachées à un enseignement classique. S.M HASSAN II, soucieux d'inscrire le Maroc dans la modernité en dotant notamment les étudiants marocains de meilleurs outils pour affronter les nouveaux défis, a été le premier à croire, à approuver et à soutenir jusqu'au bout le projet de création de l'ISCAE. Pour lui, l'ISCAE était quasiment une affaire personnelle. Dans la même lignée, il est à souligner que S.M HASSAN II n'a pas cessé de considérer l'ISCAE comme un modèle unique dont le Maroc pouvait s’enorgueillir. En 1978, le souverain accorde une audience à la quatrième promotion.
L’ISCAE a démarré en 1971, mais le projet lui-même était relativement antérieur mais posait problème quant à sa réalisation. Deux possibilités s’offraient : mettre en place une succursale de H.E.C. Paris ou créer un institut supérieur entièrement national. S.M HASSAN II avait insisté sur le fait de mettre en place un institut adapté aux contexte et marché marocains.
En 1972, une cellule de réflexion autour du statut et des programmes pédagogiques est formée. Elle est constitué de Feu Abdelghani SBIHI, président de la CTM, Feu Lahbib SINACEUR, universitaire et Azeddine GUESSOUS, Directeur Financier de l’O.C.P. Il est fait appel, par la suite, à Abdelali BENAMOUR, enseignant à la Faculté pour prendre la direction de l’ISCAE.

Le choc des idées

Côté enseignants marocains, la majorité d’entre eux travaillent en tant que vacataires car l’établissement ne dispose pas encore de l’autonomie financière. Des dirigeants d’entreprises marocaines et étrangères, sont sollicités pour contribuer au lancement de l’établissement, comme par exemple Naki RADIGUE, Président de Lessieur et JIBARA, Président de Good Year. Dans le premier Conseil d’Administration, on retrouve déjà de nombreux représentants d’entreprises : la BMCE, représentée par Hadj Abdelmajid BENJELLOUN, la BCM, représentée par Abdelalziz EL ALAMI, l’OCP, représenté par Azeddine GUESSOUS, le Crédit du Maroc, représenté par Jawad BENBRAHIM, etc. Il y a là aussi le Ministre du commerce en qualité de Président du Conseil d’Administration, le Ministre des finances, le doyen de la faculté de droit, représentant le ministère de l’éducation nationale, Abdellah SOUIRI, représentant la chambre de commerce.
Les banques ainsi que plusieurs organismes privés ou semi-publics allaient contribuer à la gestion de l’ISCAE avant que celle-ci n’ait son budget. Par la suite, l’établissement n’a plus bénéficié d’aucune aide, il est alors pris en charge entièrement par le budget de l’Etat.

Une gestion pro-activeL’ISCAE est maintenant devant deux options : ou bien colmater les brèches de manière progressive au risque de déboucher sur le phénomène d'entropie propre à toutes les institutions qui ne s'adaptent pas aux évolutions de leur environnement. Ou bien agir pour faire de l'ISCAE un centre d'excellence en matière de formation en management et leader de son secteur. Le choix de la deuxième option s'est imposé de lui-même. L'ISCAE part alors à la recherche d'une identité plus précise susceptible de le distinguer des autres instituts avec un objectif bien clair et partant d'une idée simple : il faut non seulement former les managers de demain mais il faut les outiller pour leur vie active ; en faire des citoyens responsables porteurs de changement.
L'audit stratégique, mené par EFMD, a abouti sur la nécessité de changer. "Nous avons décidé de revoir notre mission, de reconsidérer le rapport produit/marché, d’arrêter les priorités en termes de formation, de réorganiser et d’accroître les ressources surtout humaines, de réformer les structures pédagogiques et administratives, d’améliorer le management de l'établissement à travers la participation de tous au processus de gestion et de définir de manière claire les pouvoirs et les responsabilités" explique Rachid M’RABET.
Un comité de pilotage est mis sur pieds, regroupant des enseignants de stratégie et de politique générale. Des commissions d'enseignants ont été constituées selon des axes de réflexion précis. Un travail de titan a été accompli, sans trop de tapage. Il a fallut cependant le ralentir en attendant l’adoption de la charte de l'enseignement ainsi que les nouveaux textes de l'enseignement supérieur.